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| < Retour à la page principale Un peu d’histoire La Société Française de Management a été créée en 2001 par un petit groupe d'enseignants et de chercheurs en sciences de gestion qui souhaitaient doter leur milieu professionnel d'une capacité autonome de réflexion et d'influence sur les parties prenantes tant de leur sphère d'appartenance (établissements d'enseignement et de recherche publics et privés, organismes de recherche) que de leur domaine d’étude (les entreprises et les organisations dans leur diversité). Elle compte aujourd'hui près de deux cent membres qui sont recrutés par cooptation. La finalité poursuivie par la SFM est de contribuer à l'évolution et à la bonne gouvernance des sciences de gestion, de ses objets et de ses contours institutionnels en France et en Europe. Depuis sa création, la SFM s'est efforcée d'échapper à deux « tentations légitimes ». Elle n'est : - ni un cercle fermé soucieux d'influencer le cours de la société française (par exemple avec l'ambition d'un think-tank) : la SFM est ouverte et pluraliste, à la fois lieu de discussion et force de proposition ; - ni une association de recherche visant à produire des apports spécifiques dans la discipline (par exemple en organisant des journées de recherche interdisciplinaires) : la SFM s'efforce de ne pas interférer avec l'action des associations scientifiques. Elle s'intéresse à la dynamique d'évolution du domaine et aux règles du jeu qui s'imposent à ses acteurs. Sa raison d'être est de permettre aux enseignants et chercheurs de réfléchir sur leurs propres pratiques et les objets dont ils traitent afin de mieux définir les standards de qualité, de pertinence et de rigueur de la profession et de la discipline. Le travail réflexif de la communauté des professeurs et des chercheurs en sciences de gestion s’effectue au travers de chantiers internes portant sur des dimensions clés du champ académique (nature des diplômes, contenu des enseignements, définition des filières de formation, processus d’évaluation, publications…). Au terme des travaux d’un chantier, un diagnostic et des préconisations d’évolution sont formalisés dans un document appelé « Projet d’avis de la SFM ». Ces éléments sont ensuite partagés avec l’ensemble des adhérents et soumis à un processus de validation par étape (Groupe de travail, Bureau, Conseil d’Administration). La SFM s’efforce alors de diffuser ces « Avis de la SFM » pour communiquer l’état de ses réflexions et ses propositions à l’ensemble des acteurs parties prenantes (instances académiques, administration, entreprises, médias…) susceptibles de peser sur le devenir de la filière des sciences de gestion dans l’univers académique français et européen. Ce faisant, la SFM poursuit un objectif de production de « soft law » et constitue, via la formulation de propositions concrètes, un espace de réflexion et d’influence au sein de la communauté des sciences de gestion. Il s’agit plus précisément de : - permettre à la filière « sciences de gestion » de développer ses capacités à structurer ses objets et ses pratiques ; Pour remplir sa mission, la SFM dialogue avec toutes les parties prenantes et mobilise en particulier les acteurs, professeurs et chercheurs, membres de la communauté académique des sciences de gestion et du management pour : - formuler des propositions sur la gouvernance et le dispositif institutionnel français et européen, face à une concurrence internationale croissante et parfois hégémonique s'agissant de la recherche, de l'enseignement et des pratiques du management ; - peser sur les modes de régulation qui touchent au milieu professionnel et scientifique (instances d'accréditation, évaluation des programmes et d'établissements, classements des revues académiques) ; - faire reconnaître les spécificités des carrières d'enseignants chercheurs en management, avec l'émergence d'un marché européen et international ; - concevoir des stratégies collectives dans un contexte de concurrence internationale forte (soutien à la publication en anglais, actions pour améliorer la prise en compte de certaines revues francophones dans l'évaluation des dossiers de candidatures ou de promotions, campagne pour faire reconnaître des ouvrages comme un support possible et valorisé de publications de travaux - naturellement sous des conditions à préciser -) ; - mieux diffuser les expertises et la connaissance en matière de sciences de gestion, notamment en direction de l'opinion publique, des médias et des décideurs publics et privé
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